Guide (presque) complet du référencement naturel SEO

Vous avez décidé de vous lancer dans l’optimisation SEO de votre site Internet et ne savez pas par où commencer ? Dans ce petit guide du référencement naturel que nous vous proposons, nous allons aborder tous les points importants permettant de vous mettre plus facilement à la tâche. Vous verrez notamment que certains sujets du référencement SEO sont nettement plus importants que d’autres. En revanche, excusez-nous par avance, il est impossible d’embrasser toutes les questions (d’ailleurs cela n’aurait pas de sens) car les optimisations possibles sont nombreuses et certaines sont au cas par cas. Nous avons donc décidé de partir sur des éléments généraux et à peu près toujours valables en omettant volontairement ce qui a attrait au domaine et aux serveurs.

Préambule au guide

Avant d’aller plus loin, il s’agit de préciser ici que référenceur SEO n’est pas simplement une tâche que pourrait exercer par exemple un webmaster en plus de son travail quotidien (même si il peut en avoir certaines compétences), c’est un métier en lui-même. Il existe ainsi des professionnels plus spécialisés, comme nous-mêmes, qui travaillent au quotidien à l’optimisation SEO des sites Internet de leurs clients.

Le fait d’être focus sur une pluralité de disciplines, de métiers différents et de sites Web tous plus différents les uns que les autres permet de dégager une expérience significativement plus importante, facilitant ainsi l’analyse et les recommandations adéquates pour booster la visibilité naturelle de chaque contenu sur le Web. Un professionnel du SEO est une personne qui est ainsi généralement en mesure de proposer des formations et surtout des prestations en référencement.

Rien ne remplace le point de vue d’un(e) spécialiste SEO aguerri(e).

Comprendre Google pour faire du SEO

Lorsque l’on parle de référencement SEO, on pense surtout à Google. Et pour cause, le moteur de recherche est à ce jour le plus dominant au monde. Mais avant même d’essayer de procéder à des optimisations en lisant tel ou tel tutoriel sur le Web ou tel ou tel livre produit en librairie, il faut avoir une compréhension claire de ce qu’est le moteur de recherches et son environnement. Ajoutons également qu’une étude du fonctionnement d’un moteur de recherche comme Bing, légèrement différent dans l’approche, peut être aussi très profitable.

Google est un moteur de recherche qui n’est pas tant orienté contenu que lien. Il s’agit ici de comprendre que l’algorithme (appelé PageRank) de classement des résultats (les liens bleus que vous pouvez voir dans les pages de résultats), ancien et soumis à des variations régulières de la part des équipes de Mountain View, fonctionne via un robot qui tourne sur la toile (le Web) et qui s’appelle GoogleBot. Ce qu’il est important de toujours avoir à l’esprit lorsque l’on fait du référencement SEO, c’est que :

  1. Les équipes de Google essaient de faire des économies sur le crawl de GoogleBot (qui coûte très cher en ressources chaque jour). C’est la raison pour laquelle motiver le robot n’est pas si simple (on parle de budget crawl) ;
  2. GoogleBot indexe (ou pas) les pages afin de les restituer par un affichage lorsqu’un utilisateur tape ou énonce une requête dans le moteur de recherche ;
  3. GoogleBot découvre et redécouvre le pages qu’il visite par le biais des adresses web et donc des liens (exemple de lien : <a href=”https://monsite.com/mon-lien/”>Cliquez ici</a>)

Si vous avez beaucoup de pages inutiles sur votre site Internet (par inutile, il faut entendre surtout “qui ne se positionnent pas”), il est fort possible que vous consommiez inutilement votre budget crawl.

En référencement, on appelle ces pages “inutiles” qui n’apportent pas de trafic des pages inactives

Sur le second point, une page peut ne pas être indexée par choix (avec une meta noindex par exemple mais dans ce cas pourquoi faire des liens dessus ?), parce qu’elle est assez inaccessible du fait de l’arborescence et de la déficience de liens dessus, parce que le robots.txt la bloque, parce que le .htaccess bloque le passage, parce que les seuls liens pointant dessus sont “nofollow”. Ici, nous vous conseillerons toujours d’assurer la non indexation par les moteurs via la double protection robots.txt + meta noindex (ce second point étant le plus sûr d’ailleurs). Dans le cadre d’une pré-production de site, l’usage du .htaccess est aussi très conseillé.

Le troisième conseil SEO est d’une importance capitale dans tout ce qui va suivre de ce guide. Google adore les liens pour découvrir les nouvelles pages, les nouveaux sites Internet. Encore faut-il que ces liens soient accessibles au robot et qu’ils présentent un intérêt par la suite pour permettre l’indexation et mieux, le positionnement sur des requêtes d’internautes. C’est un point focalisant par essence de toute tentative d’optimisation d’un site Internet et les professionnels du SEO sérieux commencent par là d’ailleurs.

Une phrase que j’aime énoncer souvent à l’université ou en formation pour comprendre la “force ou la faiblesse du lien” :

D’un strict point de vue SEO, on crée du contenu pour faire un ou des lien(s).

Bon, cela dit, le lien a beaucoup plus d’impact, on le voit un peu plus loin, lorsque la sémantique des contenus textes est proche entre les pages. Google, autre point très important à comprendre, est un moteur de recherche orienté sémantique. Lien et sémantique, la combinaison gagnante de l’optimisation de votre site Internet !

Avoir un code simple, si possible en écartant le Javascript, l’Ajax

En 2020, les équipes de Google Search essaient toujours de se mettre à la page concernant les technologies employées sur le Web. GoogleBot comprend très bien le HTML et l’interprète, lit un peu le CSS et commence à se débrouiller avec le JS. En pratique, cela veut dire que la simplicité dans le code est un atout pour une fonctionnalité de base du moteur : l’indexabilité des pages. Prenons un exemple extrême, puisque le flash est banni de Google, il est très compliqué (en fait aujourd’hui dans la pratique impossible) de référencer des sites conçus en full flash.

Si votre objectif est d’obtenir de la visibilité sur le moteur de recherche par le référencement naturel SEO avant tous les autres souhaits, faites des sites Internet les plus simples possibles en exploitant prioritairement le HTML, le CSS et un peu de Javascript si vous voulez (en n’oubliant pas que vous aurez de grandes difficultés ici à voir vos pages indexées si elles sont par exemple uniquement en full Ajax). Consultez la Google Search console pour en avoir le cœur net.

Pourquoi l’Ajax (Asynchronus Javascript and XML) n’est pas apprécié par Google ? Essentiellement parce que celui-ci fait que si la page est mise à jour, l’URL (encore une question de lien !), lui ne change pas. Cela dit, il existe bel et bien des solutions pour ces sites Internet, procéder au référencement SEO du JS (qui n’est pas accessible il est vrai à tout le monde) est aujourd’hui possible comme c’est expliqué dans cette vidéo :

Voilà une belle occasion de donner à voir du HTML au moteur de recherche, peut-être de manière plus simplifiée si votre objectif est toujours l’optimisation avant tout le reste.

L’affichage html 5 permet aujourd’hui de faire de belles choses bien “responsive” (adaptées à tous les écrans du smartphone au desktop). Plus simple, le HTML 5 permet l’affichage sur tous supports et Google aime ça.

Enrichir son code pour le SEO avec des données structurées

Nous avons parlé de simplicité du code, parlons maintenant d’enrichissement. Pour mieux comprendre encore ce que vous proposez, exploiter aussi des fragments de votre site Internet dans des affichages particuliers comme les featured snippets ou encore un affichage sur le Knowledge graph, vous avez intérêt à enrichir sémantiquement votre code si vous faites du référencement SEO.

Pour cela, il existe de nombreux moyens, des modes aussi. Ainsi, sur la base du Json-LD, on retrouve de nos jours sur les SERP (Les pages de résultats de Google) de nombreuses FAQ. En quoi cela consiste ? En la création de questions supplémentaires sous la metadescription qui permettent en pratique (il ne faut pas se mentir), de repousser les concurrents plus loin dans la page :

exemple de faq seo

Exemple de “faq SEO” (qui a inventé le web , Comment naviguer sur le Web ? etc.

Le code ici est semblable à ceci :

Le code pour faire une faq
<script type="application/ld+json">{"@context":"https://schema.org","@type":"FAQPage","mainEntity":[{"@type":"Question","name":"Comment référencer son site Internet ?","acceptedAnswer":{"@type":"Answer","text":"En faisant du contenu et des liens"}}]}</script>

Ceci correspond donc à des optimisations que vous pouvez faire, lorsqu’elles sont justifiées, sur chacune de vos pages. Vous pouvez aussi travailler sur la base du Microdata, du RDFa allez voir le site schema.org), mais Google tend à nous imposer ici encore le JSON-LD avec le temps. Notez que d’après nos tests SEO, il n’y a strictement aucun effet sur le positionnement des pages. Notez au passage que le JSON-LD signifie ” JavaScript Object Notation for Linked Data“.

Travailler surtout l’en-tête de vos documents Web et les titres

Regardez la manière dont sont construites les pages des concurrents les plus visibles. Nous parlions d’un code simple et enrichi ? Oui mais avant tout, nous évoquions l’importance d’avoir plusieurs urls lisibles par le moteur. Et chaque adresse web est l’occasion d’améliorer la qualité d’un élément du document ultra important : Ce qui se passe entre <head> et </head>. Ici, pointons du doigt un élément qui est souvent mal travaillé et que l’expérience du référenceur SEO permet de sublimer : la meta titre. Souvent associée à la meta description (qui elle ne sert qu’à améliorer le CTR ou taux de clic), la balise title est l’élément le plus important qui doit correspondre à une intention de recherche d’un internaute. Comme elle s’affiche en lien bleu dans Google, faites en sorte d’y placer les expressions de recherches ciblées.

Mettez également d’autres éléments relatifs comme la rel=canonical et adoptez vos en-têtes de documents à vos objectifs. Nous avons ici recensé l’ensemble des meta tags utiles au référencement SEO.

Travailler le contenu sémantique des pages

Au-delà de ces en-têtes, les documents pages doivent être riches et adaptés aux objectifs en termes de sémantique pour le référencement SEO. On écrit ainsi un texte d’une longueur variable (il n’y a pas de règle ici sur la longueur sauf que plus il y a de texte, plus cela “se référence”) à partir de la balise title définie. Pour cela, on crée d’autres titres, les fameux HX (H1, H2, H3, H4, H5, H6) et des paragraphes. N’oubliez pas non plus que la création d’un contenu, quel qu’il soit (à l’instar de ce “petit” guide par exemple), est l’occasion de faire des liens internes. N’oubliez pas : “Faire du contenu pour faire des liens”.

Cependant, là encore, plus vous faites de liens internes, plus vous nourrissez vos pages anciennement créées, mais plus vous diminuez le poids de la page même qui fait ces liens. Tout est question de dosage par rapport à l’objectif 🙂

Ces liens internes ont un nom : le maillage interne. Ce dernier est le fruit d’une réflexion d’ensemble sur le site, en prenant en compte l’arborescence que nous voyons juste après, en prenant en compte également le potentiel de chacune des pages. Si vous souhaitez savoir si une page apporte quelque chose à votre site Internet, rien de plus simple : Consultez Google analytics et faites un segment sur la recherche naturelle. Si la page ne sort jamais sur une période d’un an par exemple, il faut probablement la retravailler. Peut-être (beaucoup plus rare en vérité), faudra-t-il la rediriger.

Les techniques en rédaction Web sont connues, la structuration en paragraphes est un réel atout. Partez sur un extrait synthèse introductif de l’ensemble de la page avant de développer (on parle en termes journalistique de chapô) et utilisez le champ sémantique en rapport avec le mot clef. Pensez à mettre en gras celui-ci occasionnellement, ne surchargez pas le texte de ce mot (Keyword stuffing), mais employez toute la variété sémantique possible.

La structure et l’organisation permettent de faciliter l’affichage des features snippets. Les listes à puce sont par exemple appréciées, tout comme les tableaux (<table>)

Pour ce qui concerne les médias, intéressez-vous au référencement des images, avec notamment l’attribut alt, le fait de bien nommer les urls de ces dernières comme de l’ensemble des pages d’ailleurs. Pour les vidéos, comme pour les images, le contenu texte autour joue un très grand rôle.

Développer une arborescence adaptée à l’intention de recherche

Un sujet extrêmement long à développer que celui de l’arborescence des sites Internet dans le référencement SEO. Nous estimons que l’essentiel d’entre eux oublient ce point de vue fondamental pour la suite. Si vous organisez en silos votre site Internet, c’est un bon début. Cela dit, la taille du projet et la concurrence du secteur sont des facteurs influençant essentiellement la nature de l’optimisation de l’arborescence. Pour les besoins de ce petit guide, admettons que vous ayez à faire le site Internet d’un salon de coiffure. La géolocalisation et donc le référencement local primeront sur une présence plus généraliste.

Il ne s’agit pas d’être sur l’expression “salon de coiffure” mais plutôt sur “salon de coiffure + ville” ou “coiffeur + ville”.  Si l’on peut à juste titre soupçonner le fait que le menu reprendra l’ensemble des services proposés (coupe homme, coupe femme, coupe enfant par exemple), la manière dont vous organiserez les pages dépendra des requêtes choisies. Pour cela, il vous faudra donc étudier les expressions clefs (ou mots clés) en fonction de la concurrence.

En poussant la réflexion un peu plus loin, vous pourriez créer de nouvelles pages sur chacune des expressions en créant des pages plus précises. Dans l’arborescence d’un site Web, on va du plus généraliste (la page d’accueil) au plus spécifique (les pages les plus profondes). Ces “chemins sémantiques” entre les pages se qualifient de filiations mères-filles. La fille ayant pour objectif une expression plus spécifique et par exemple composée de trois mots au lieu de deux pour la mère. Attention, ceci n’est que purement spéculatif, il faut vraiment faire un mind map dans la majorité des projets que l’on rencontre en référencement SEO.

Petit guide sur la popularité et la question des backlinks

Le référencement SEO, c’est du “on-site” mais c’est aussi du “off-site”. Et sur ce plan, il y a vraiment, vraiment, beaucoup à dire. Comme il est impossible de comprendre le lien (en l’occurrence ici le backlink ou lien retour provenant d’un autre site Web) sans l’expérimenter, nous allons aller à l’essentiel des règles en la matière :

  1. Google ne veut pas que vous achetiez du lien au risque d’être sanctionné ;
  2. Google ne veut pas que vous fassiez des liens factices (par exemple en utilisant des réseaux de blogs) ;
  3. Google veut que vous fassiez du bon contenu et que, ce faisant, d’autres vous fassent naturellement des liens ;
  4. Un lien naturel peut être nocif à votre référencement tout comme un lien factice ;
  5. Un lien naturel peut être positif à votre référencement SEO tout comme un lien factice

Partant de là, il faut avoir un regard attentif à la popularité d’un site Internet. Il est clair que, globalement, plus la popularité est importante, plus les chances d’améliorer son référencement SEO sont importantes également. Seulement, ce n’est pas si simple au regard des éléments précédents et de la qualité des sites qui font le backlink.

Trop de paramètres entrent en jeu pour tous les citer et il est amusant de voir certains déterminer la force d’un lien à l’aune de 1, 2, 3, 4 ou même cinq critères. Mais admettons qu’il faillent en garder. Les sites qui ont des positions thématisées dans votre activité sont certainement parmi les plus intéressants. Pour ma part, je mets plus de crédit au fait qu’un site Internet ait des positions dans Google plutôt que sont autorité seule. Des annuaires très anciens ont un “domain autority” ou “trust flow” énorme et ne “rankent” (se positionnent) pourtant sur rien par exemple. J’espère que vous voyez ce que je veux dire.

Le backlink pouvant être considéré comme un vote d’un autre site en votre faveur, la qualité de la page produisant le lien est à prendre en compte, tout comme l’ancre de lien évidemment. Les ancres de liens optimisées sont un risque car potentiellement punissables par Google en dépit de leur réelle efficacité en matière de référencement SEO. Là où se situe le lien dans l’arborescence du site est aussi un critère, l’ancienneté en est un autre. Tout cela vous le comprendrez bien, s’apprécie à l’aune d’une véritable connaissance empirique mais nul doute, populariser son site Internet peut être très fort pour la visibilité des pages.

Les services de Google à votre service

Pour terminer notre petit guide sur le référencement SEO, nous vous conseillons de scruter la SERP, de la lire, d’observer ses évolutions pour mieux la comprendre. De la même manière, pensez à utiliser les autres services de Google comme Analytics, la search console (surtout pour voir la santé de votre site Internet, l’indexabilité des pages, et les erreurs rencontrées), Google My Business pour le référencement local.

Ces services sont jusqu’à présent gratuits et permettent d’obtenir de précieuses informations sur la performance, Search Console en premier lieu qui donne notamment des éléments sur la visibilité, les expressions de recherches, l’affichage, et qui permet en outre de faire indexer de nouvelles pages, de faire des sitemaps.

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