Articles sur les réseaux sociaux et la visibilité sociale

Blog Facem Web

Réseaux sociaux

Les plateformes sociales comme Facebook, Twitter, Linkedin mais aussi aujourd'hui Instagram ou Snapchat occupent une part important e du temps consommé sur le Web par vos clients.

90 articles publiéspage 1 sur 8

Les réseaux sociaux ne remplacent pas un site, ils l'alimentent

Deux positions extrêmes circulent au sujet des réseaux sociaux et elles se trompent symétriquement. La première voit dans une page bien tenue le substitut moderne du site internet, au motif que tout le monde s'y trouve déjà ; la seconde n'y voit qu'une distraction sans effet mesurable sur le chiffre d'affaires. Notre expérience place le curseur entre les deux, et à un endroit précis : ces plateformes sont d'excellents lieux de contact et de mémorisation, elles sont médiocres comme lieux de conversion, et elles ne vous appartiennent pas. Une communauté patiemment construite peut être privée de portée du jour au lendemain par un changement d'algorithme que personne ne vous annoncera, ou disparaître avec un compte suspendu sur signalement automatique. Bâtir l'essentiel de sa visibilité sur un terrain loué reste un pari, et il faut le formuler ainsi avant d'y investir du temps.

Pour une entreprise ordinaire, la question utile n'est donc pas « faut-il être présent » mais « où, pour quoi faire, et à quel coût de temps ». Un ferronnier d'art dont le travail est spectaculaire tirera un bénéfice réel d'un compte visuel régulièrement alimenté ; un cabinet d'expertise-comptable de Lille obtiendra davantage d'un réseau professionnel où ses associés publient sous leur propre nom ; un fabricant industriel de Valenciennes qui vend à quinze donneurs d'ordre n'a probablement rien à gagner à publier trois fois par semaine. Cette rubrique s'attache à faire ces distinctions plutôt qu'à répéter qu'il faut être partout, injonction dont le seul effet garanti est de disperser une ressource déjà rare.

Ce que les liens sociaux font et ne font pas pour le classement

Il faut être net sur ce point, parce qu'il est source d'une confusion tenace. Les liens publiés sur les grandes plateformes sociales ne transmettent pas d'autorité au sens où le fait un lien éditorial depuis un site tiers : ils sont techniquement neutralisés, et multiplier les publications ne fera pas monter une page dans les résultats par ce mécanisme. Quiconque vous vend une prestation sociale en promettant un effet direct sur les positions vous vend une confusion. Nous préférons le dire franchement, y compris quand cela contredit un argumentaire répandu, parce qu'une entreprise qui attend le mauvais effet finira par abandonner un dispositif qui lui rendait par ailleurs des services réels.

L'effet existe pourtant, mais il est indirect et il passe par trois chemins qu'on peut décrire précisément. Le premier est la découverte : un contenu partagé est vu par des personnes qui tiennent parfois un site, un blog professionnel ou une lettre d'information, et certaines le citeront depuis leur propre domaine — ce lien-là, en revanche, compte pleinement. Le deuxième est la recherche de marque : une audience exposée régulièrement à votre nom finit par le taper directement dans le moteur, et ce volume de requêtes nominatives constitue un signal de notoriété que rien ne remplace. Le troisième est le comportement : un visiteur qui vous connaît déjà arrive sur votre site avec une intention plus nette, consulte davantage de pages et repart moins vite. Aucun de ces trois chemins n'est instantané, tous sont réels, et c'est sur eux qu'il faut raisonner plutôt que sur un transfert d'autorité qui n'existe pas. Un accompagnement en conseil sert notamment à répartir l'effort entre ces leviers en fonction de ce que le site a réellement besoin de gagner.

Choisir deux plateformes et les tenir vraiment

La règle qui nous paraît la plus utile tient en peu de mots : mieux vaut deux comptes vivants que six comptes abandonnés. Une page dont la dernière publication remonte à quatorze mois envoie un signal désastreux, bien pire que l'absence de page, car elle suggère à un prospect que l'entreprise a peut-être cessé son activité. Le choix des deux plateformes se fait en observant où se trouvent réellement vos clients et ce qu'ils y font, pas en suivant l'audience globale annoncée par les régies publicitaires. Un artisan du bâtiment qui travaille pour des particuliers dans un rayon de quarante kilomètres autour de Béthune raisonne en groupes locaux et en avant-après de chantiers ; une entreprise qui vend à d'autres entreprises raisonne en expertise publiée sous le nom des personnes, parce que les comptes personnels portent nettement plus loin que les pages d'organisation.

La régularité soutenable importe davantage que la fréquence affichée. Une publication hebdomadaire tenue pendant deux ans construit une présence ; quatre publications quotidiennes pendant six semaines suivies d'un silence n'en construisent aucune. Nous conseillons de calibrer le rythme sur le temps réellement disponible dans l'entreprise, quitte à viser deux publications par mois. Quant au contenu, celui qui fonctionne le mieux pour une PME est presque toujours le même : le travail en train de se faire, les coulisses d'un chantier, l'explication d'un choix technique, la réponse à une question qu'un client a posée la semaine dernière. Ce matériau existe déjà dans l'entreprise, il ne demande qu'à être photographié et raconté, et sa fabrication revient à une fraction du prix des contenus pensés spécialement pour la plateforme.

Mesurer ce qui compte, ignorer le reste

Les indicateurs mis en avant par les plateformes sont conçus pour valoriser la plateforme, pas votre activité. Le nombre d'abonnés ne dit rien de la valeur commerciale d'une audience : mille personnes dont trois cents sont dans votre zone de chalandise valent mieux que douze mille venues d'un partage viral sans rapport avec votre métier. La portée d'une publication ne vaut pas davantage, puisqu'elle mesure un affichage et non une attention. Les seuls chiffres que nous regardons sérieusement sont ceux qui traversent la frontière : combien de visiteurs sont arrivés sur le site depuis chaque réseau, ce qu'ils y ont fait, combien de messages directs ont abouti à un devis, et comment évolue le volume de recherches portant sur votre nom.

Cette mesure demande un minimum d'équipement, notamment un marquage des liens partagés permettant de distinguer les sources dans les statistiques du site. Sans cela, une part importante du trafic social se retrouve classée en accès direct et devient invisible, ce qui conduit régulièrement des entreprises à conclure que leur présence ne rapporte rien alors qu'elles ne l'ont simplement jamais mesurée. Nous mettons ce marquage en place dès le début d'un accompagnement, parce que les décisions d'arbitrage qui suivront en dépendent entièrement.

Il faut également accepter une part d'effet non attribuable. Une personne qui voit passer votre travail pendant plusieurs mois, qui n'interagit jamais, et qui vous appelle un jour parce qu'un besoin apparaît : aucun outil ne rattachera cet appel à la publication qui l'a préparé. C'est la raison pour laquelle nous recommandons de poser systématiquement la question « comment nous avez-vous connus » lors du premier contact. Cette réponse orale, notée sur quelques mois, en apprend plus sur la réalité de votre visibilité que la plupart des tableaux de bord.

Articuler la présence sociale au reste du dispositif

Une présence sociale isolée s'épuise vite ; adossée au site, elle devient un multiplicateur. Le schéma qui fonctionne le mieux consiste à produire le contenu de fond sur votre propre domaine — là où il vous appartient, où il se référence et où il continuera d'exister dans cinq ans — puis à en tirer des extraits, des angles et des formats courts destinés aux réseaux. L'inverse, qui consiste à publier l'essentiel de sa matière sur une plateforme, revient à construire sur un terrain dont on ignore la durée du bail. Cette logique vaut aussi pour les fiches d'établissement locales, souvent plus décisives qu'un compte social pour un commerce ou un artisan, car elles se situent directement dans le parcours de recherche.

Reste la question du temps. Dans une PME, la personne qui publie est aussi celle qui répond au téléphone et qui prépare les devis. Vouloir tenir quatre réseaux, une lettre d'information et un blog conduit à ne rien tenir du tout. Nous préférons construire un dispositif modeste et durable, adapté à ce que l'entreprise peut réellement absorber, puis l'élargir seulement si les chiffres le justifient. Cette articulation se prépare idéalement dès la conception, ce qui est l'un des points que nous traitons lors d'une création de site internet, et elle se réexamine ensuite au fil des trimestres avec les résultats mesurés d'une démarche de référencement. Pour une boutique en ligne, l'articulation avec le catalogue obéit à des règles particulières que nous détaillons dans nos travaux d'accompagnement e-commerce. Si vous hésitez sur le dispositif adapté à votre métier, un échange direct permet de trancher plus vite qu'une série d'essais.

Les plateformes sociales comme Facebook, Twitter, Linkedin mais aussi aujourd'hui Instagram ou Snapchat occupent une part important e du temps consommé sur le Web par vos clients. Découvrez ici quelques astuces et actualités concernant ces médias qui sont en premiers vus sur les smartphones.

Utilisez-les dans une optique d'augmentation de la visibilité et de la notoriété de votre entreprise ; bénéficiez de conseils appropriés pour les utiliser de manière à optimiser votre temps et susciter l'envie de nouveaux clients.

Devis Gratuit