Qu'est-ce que le Web dans l'expression World Wide Web ? | Facem Web

Que signifie Web dans World Wild Web ?

Le World Wide Web apparu à partir des années 1990 a considérablement évolué comme nous pouvons le constater de nos jours. Au point que par extension , l’abréviation WWW a fait place simplement, par ellipse à l’usage de ce terme unique de « Web » pour « toile » en référence à la toile d’araignée qu’est Internet. Il fait partie intégrante de nos vies en cela qu’il touche à l’information entre les êtres, aux interactions sociales avec les plateformes hyper fréquentées et bien sûr au business puisque le E-commerce est bien le secteur le plus en développement ces dernières années.

Mais si l’on parle de web, littéralement, c’est une référence aux liens hypertextes qui constituent Internet et qui permettent de naviguer de site en site, de page en page, de contenu en contenu. L’expression « contenu » est d’ailleurs en un sens plus approprié pour désigner les différents affichages que vous pouvez avoir sur vos smartphones, tablettes et autres ordinateurs de bureau. D’abord parce qu’une adresse Web (ou URL pour Uniform Resource Locator) peut avoir différentes formes (Protocole SSL ou non, affichage des www ou non, etc.) Parce qu’ensuite, ces adresses laissent de moins en moins de place à leur affichage. Dans de nombreux cas, l’internaute ne s’aperçoit même pas qu’il change d’adresse, qu’il surfe (comme l’expression le consacre) sur le Web. C’est notamment le cas sur de nombreux navigateurs mobiles ou sur des plateformes et des applications telles que Instagram.

Qui a inventé le Web ?

La « belle » histoire commence au CERN à Genève en Suisse. Non pas qu’Internet n’existait pas déjà mais c’est là que Tim Berners-Lee et Robert Cailliau eurent l’idée de créer des ressources non locales pour l’échange de fichiers. C’est avec un serveur HTTP (que l’on appelle aussi web service) que l’opération fut possible et généralisée avec le temps. Les documents, les pages Web sont destinées à être lues avec un navigateur, une interface dite homme-machine : L’homme, la machine, le serveur distant, la machine, l’Homme. Bienvenue dans un monde où l’homme communique avec les autres hommes au travers de la machine. N’est-ce pas merveilleux ?

Si l’opération semble très simple, elle n’en reste pas moins le fruit d’un long processus d’évolution informatique ; cela fait d’ailleurs appel à de nombreuses technologies. Si vous êtes un puriste de la question , il vous faut d’abord avoir ce que l’on appelle un device. C’est un anglicisme pour désigner un dispositif ou un ensemble de dispositifs de nature informatique. Dans le cas du Web, les plus évidents sont le smartphone, la tablette ou l’ordinateur sur lesquels seront accessibles un ou des navigateurs Web ou des applications (avec Ajax on peut ainsi tout faire tenir sur une page) permettant d’accéder à une ressource précise du Web, le plus souvent en HTML.

Aujourd’hui, d’autres devices apparaissent et en domotique par exemple, il est possible d’avoir des outils finalement assez comparables qui permettent une connexion à Internet. S’en suit la nécessité d’avoir accès à l’Internet proprement dit, à la toile par le biais le plus souvent d’une souscription d’un abonnement à un fournisseur d’accès. Les FAI comme on les appelle sont bien entendu très présents pour nous proposer différentes offres de connexions. Par le passé, et pour revenir aux années 90, il était possible d’avoir des forfaits de quelques heures pour quelques euros par mois.

Aujourd’hui, à l’heure de la fibre et de la consommation intensive en très haut débit, les solutions proposées sont beaucoup plus tournées vers la qualité et la quantité de débit binaire. Plus question de penser limitation d’usage dans de nombreux cas, d’autant plus pour des services qui permettent de sauver des vie. Armé donc d’un device avec un système d’exploitation (Windows ? Android ?), d’un navigateur tel que Chrome et d’un abonnement FAI (Fournisseur d’Accès Internet), vous ne manquerez plus vos e-mails (quoique le système est géré le plus souvent par une autre application qu’un navigateur), ni l’occasion d’aller chercher les autres liens. Vous ferez aussi bien d’autres choses. Ceci juste pour nous rappeler que le Web n’est au fond qu’une application d’Internet.

Où trouver le plus de liens sur le Web ?

Certaines ou certains d’entre vous me verront venir. Oui, les liens sont le sel du Web dans la mesure où sans eux, pas d’application concrète de celui-ci. Je me permets d’attirer votre attention ici sur toutes les questions qui touchent à la neutralité du Web, un sujet que j’aurais plaisir à traiter dans la suite de l’article. Sans lien, pas de Facebook (bon, vous me direz…), pas de Google (allez, on va tous sur Qwant… ah bah non plus), pas de site Internet tout court !

Rappelons ici que tous ces géants sont des sites Internet, ils sont juste monstrueux. Et c’est bien là d’ailleurs que vous trouverez le plus de liens. En réalité, la popularité des sites que vous fréquentez est un grand indice des liens qu’ils proposent, qu’ils reçoivent aussi. Notez toutefois que ce sont parfois de véritables vases clos, des Intranets en quelque sorte. Je pense ici notamment à Netflix ou Prime Video d’Amazon (Je cite les deux pour ne pas faire de jaloux). Ces deux plateformes, bien plus que YouTube par exemple, limitent le nombre de liens. Le contenu est privé et les possibilités de fuite se réduisent d’autant.

C’est le contenu qui prend le pas sur le lien hypertexte, et on y consent en payant.

Si vous me suivez un peu, vous comprendrez donc que le lien est en quelque sorte un « espace de liberté potentiellement recherché » (notez que j’y ai mis des guillemets) qu’il est intéressant d’observer (de protéger ?). C’est bien une question éthique que je pose ici et qui peut tout à fait faire débat, qui fait débat… pour la suite de cet article 🙂

La désacralisation des liens sur Internet

Mais où nous emmène-t-il avec son sacré ? J’y viens. Mais retour sur une autre époque : Google a fait des liens sont fonds de commerce. Oui, vous lisez bien. Google a eu absolument besoin de liens pour envahir le Web. Si je dis « a eu », c’est parce que depuis quelques années, depuis Android et surtout depuis les nouveaux contenus relatifs à la recherche vocale, le géant lutte pour ne pas se faire déborder autrement sur ce qui a fait tout son succès et qui constitue toujours son modèle économique avec Google Ads.

Le Page Rank était un coup de maître : Classer des résultats en fonction des liens, c’était une manière d’enterrer les vieux annuaire et de déglinguer la concurrence sur le Search trop attachée qu’elle était au contenu. Les spécialistes SEO le savent bien : « Sans lien, tu fais rien. »

YouTube a eu sa vague de succès via l’usage des <iframes> qui ne sont autre que des liens. Intégrer une vidéo YouTube, c’est lui faire un lien. De son côté, Facebook a facilité longtemps la question du partage des blogs. Un lien de partage, rien de tel pour permettre d’accéder au ressources et surtout d’avoir plus de contenus sur la plateforme. Une occasion là encore de se rendre indispensable dans la socialisation des contenus. A noter, une page, un agrégat de ressources possibles.

Seulement voilà que le lien devient l »ennemi de la consommation… pour les monstres.

Restez sur mon site le plus possible, je ne crée pourtant aucun contenu !

Aujourd’hui, le lien n’est plus ce qu’il était, il est désacralisé. Pour preuve, Facebook ne favorise plus aussi bien via son algorithme l’affichage des posts qui permettent de le quitter, sauf à payer…

Instagram oublie à peu près la notion de lien sauf sur les profils, la publicité Instagram et les stories dans certaines conditions pour l’essentiel rarement atteignables.

Snapchat est une application sans fuite qui éduque les jeunes au monde sans lien (un bon petit soldat).

Google ne vous propose plus tant de liens vers des sites qu’il déborde de ses propres contenus extirpés de ceux-ci, voire créés par ses propres soins…

Quid des liens chers fondateurs des GAFA auparavant si heureux bénéficiaires de ces partages libertaires ? Peut-être ça :

Et l’Europe s’en mêle, s’emmêle dans la toile ?

La réforme du droit d’auteur, proposée et votée par Bruxelles, une peu comme le RGPD (mais c’est un autre sujet) est le reflet d’une gouvernance fiscale qui se sent probablement un peu dépassée (c’est tabou de trouver les moyens d’une harmonisation fiscale européenne ou c’est moi ?). Explication : sous couvert du droit d’auteur, c’est bien l’article 11 qui est officiellement une occasion de taper sur les GAFA. Jusque là, rien à dire, on comprend aisément les motivations de retrouver l’impôt non payé en Irlande. Ce fameux article 11 prévoit de taxer les clics des internautes sur les liens vers les médias que relaie les plateformes à l’instar de YouTube (A une époque ou justement, comme vu plus haut, le but est de les limiter). Évidemment, Google brandit les menaces en opposition comme l’arrêt de Google News il y a peu. Mais comment le petit éditeur peut-il faire front sur la question des hyperliens quand il a compris que c’est sa ressource ? Je vous le demande.

Par ailleurs, on se souvient que L’Espagne l’avait déjà fait il y a quelques années et que, bizarrement, le trafic généré sur les sites éditoriaux avait baissé. Quand ton modèle économique fonctionne sur le trafic et que le coût d’acquisition de trafic est encore plus élevé qu’avant (là dessus, on est tous unanimes), tu es heureux  de cette nouvelle !!

Sans blague, certains paraissent l’être, oui.

Donc résumons, moins de revenus chez les plateformes, moins chez les éditeurs du fait des pertes de trafic nous donnent moins d’impôt levé auprès des éditeurs, moins d’impôts auprès des plateformes qui s’arrangent pour limiter leurs services. A qui cela profite-t-il ? Les intentions ne seraient-elles pas ailleurs ?

A ce stade de notre article, je propose de faire un état des lieux rapide des interdépendances économiques et des modèles économiques issus des hyperliens, juste pour bien comprendre et parce que comme vous l’avez remarqué y compris en lisant assidument notre blog, les liens sont le Web, notre Web.

Comment le Web se monétise ?

Il va de soi qu’il y a différentes couches au web en la matière. Je ne sais pas si l’on peut véritablement comparer les choses. Mais du point de vue de l’arsenal technique, c’est assez similaire entre tous les acteurs, conférent ainsi une sorte de solidarité voulue ou servile parfois. Explications.

Si vous êtes un petit éditeur (de textes, de vidéos, de sons également) et que vous avez besoin de monétiser vos contenus, vous avez plusieurs solutions :

  • Vendre des produits vous-même que vous rachetez par exemple à un grossiste,
  • Vendre des produits que vous confectionnez vous mêmes,
  • Proposer des produits dématérialisés,
  • Vendre des services associés à votre thématique (ou pas),
  • Vendre les produits des autres, on pense ici au dropshipping (Notez qu’il est possible de faire des choses à petit budget avec certaines Marketplace comme Amazon ou Alibaba),
  • Faire de la publicité avec Google Adsense, ou peut-être avec plus d’à propos avec d’autres régies publicitaires qui elles-mêmes dépendent des réformes actuelles, Le CPC étant un peu moins porteur avec Google
  • Faire de l’affiliation,
  • Faire de la collecte de données pour des tiers,
  • Faire des articles sponsorisés (Mais vous comprenez ici que le lien, c’est toujours un problème réglementaire ou même relatif au droit de la consommation ; Attention donc).

Mais toutes ces manières d’envisager la monétisation du Web ne sont pas applicables de la même manière, en fonction des plateformes bien sûr, mais également et surtout en fonction des pays, des entités gouvernantes et des régions mondiales. N’oublions pas que la toile est mondiale et que oui, malheureusement, les GAFA se gavent sur les données, et se paient même le luxe de ne pas redistribuer correctement les fruits de celles-ci, actionnariat oblige.

Les grandes entités gouvernantes face au Web

Retour sur les réformes engagées par L’Europe et d’autres sur la question du Web. Je ne m’attache pas ici particulièrement à la France qui, seule, ne pèse pas tant que ça à l’échelle du Web. Pour beaucoup, l’Europe constitue à elle seule un continent suffisamment grand pour avoir ses propres règles harmonisées et c’est tout à fait probable. C’est en cela que les articles 11 et 13 sur le Copyright représentent un début de travail en commun. Car oui, il faut agir pour la propriété intellectuelle des œuvres. Le Règlement Européen sur la protection des données y participe également. Après tout, chaque super puissance promeut une manière de concevoir le morcellement, l’atomisation de la « Grande Toile » pour mieux contrôler :

  • En Europe, on vise les liens comme vu plus haut,
  • En Russie, on privilégie les serveurs géolocalisés sur le territoire,
  • En Chine, on fait de même qu’en Russie et on n’interdit même tout simplement l’expression de géants du Web,
  • Dans d’autres pays du Monde, la réglementation ou la déréglementation sont souveraines,
  • Aux États-Unis, et en Amérique globalement, siège du GAFAM, on ne se prive pas de favoriser ces derniers.

On comprend dans ces différentes approches que l’enjeu de l’information est crucial. On se placera différemment sur l’échelle de la liberté d’éditer en fonction de ces critères. Seulement voilà, le dernier cité, le continent américain, profite de la souplesse de la diffusion des contenus pour accentuer son avance. J’en veux pour preuve que vous retrouverez y compris sur le réseau FR proposé par Google, des « monstres » très thématisés dans la vidéo (Le porno pour ne pas le citer) sans disclaimer (Sans avertissement préalable si vous préférez).

Le bandeau avertissant de l’usage de collecte de données sur les sites, lui, c’est un clic de plus, c’est certes moins d’informations données potentiellement à Google ou Facebook (qui s’arrangent toujours pour simplifier le changement de leurs conditions générales, c’est vrai) mais c’est aussi moins de possibilités de monétisation pour les éditeurs évoqués plus haut.

La question est donc : Dans quelle mesure ne peut-on pas aider les gens à mieux comprendre le Web et à surfer dessus tout en se protégeant de la collecte de données ? De mon point de vue, avant même la loi, la prévention est cruciale. A ce propos, et dans l’idée de vous protéger des traçages en plus de la sécurité, je vos conseille de lire notre article sur les VPN.

Les français et le Web

Nous sommes très fiers en France de mettre en avant les Start-ups qui réussissent y compris à l’étranger, y compris celles qui font de la collecte de données. Les français sont par ailleurs accrocs au Web, aux plateformes surtout il est vrai. Il est juste aussi de dire que nous ne sommes pas aussi performants que tous ces géants de la Silicon Valley. Il n’en reste pas moins que nous avons un potentiel de contenu plus important à terme que bien d’autres. Vous n’y croyez pas ? Voici un article d’Europe 1 qui nous rappelle le potentiel démographique non pas des français, mais des francophones ! Lire l’article.

Si aujourd’hui nous ne sommes que la cinquième langue la plus parlée, elle le sera en 2050. La conséquence pour le Web est palpable : Plus de contenus en français, plus d’informations en français échangé. La francophonie se révèle donc ici un enjeu majeur ; L’Afrique en fait partie intégrante.

Il en résulte en théorie plus de solutions de développement par le Web pour celles et ceux qui cherchent des débouchés.

Conclusion et propos sur la neutralité du Net

Je suis obligé de conclure bien que je me sois initialement lancé sur un sujet très vaste, probablement même trop vaste pour moi tout seul. Il faut conclure ce chapitre sur ce qu’est le Web en rappelant qu’il n’est finalement qu’une partie d’Internet. C’est certainement un enjeu économique qui dépasse l’ensemble des acteurs en présence, surtout les éditeurs vous l’avez compris, au milieu d’enjeux bien plus grands.

Nous pourrions évoquer également ici les impacts environnementaux assez préoccupants avec les amas de données et la gestion différenciée de ceux-ci dans les différentes  régions du globe, bonjour les zettaoctets… J’aimerais plus de fédéralisme et de prise de conscience sur le sujet. Mais j’attire votre attention pour conclure sur ce qui me parait faire sens dans la démarche de progrès : L’expression de neutralité du Net.

C’est ancien, c’est crucial, c’est plus que d’actualité mais c’est aussi utopique : Ce principe exclut toute discrimination à l’égard de la source, de la destination ou du contenu de l’information transmise sur le réseau. C’est une manière de garantir que les utilisateurs du Web par exemple ne sont jamais limités par la gestion du trafic Internet, ils peuvent améliorer continuellement les accès aux différentes application et services distribués sur le réseau ou la toile ici en question.

La lutte de pouvoir sur les utilisateurs, nous, se passe ici entre les Fournisseurs d’accès au réseau (Les FAI) qui tentent toujours plus d’avoir la gestion des contenus et de limiter le débit qu’à des abonnés payant le droit d’entrée, et les géants évoqués plus haut qui continue de gonfler par les contenus que les utilisateurs (tous éditeurs !) proposent aujourd’hui, ceux qui produisent aujourd’hui leur propre contenu également. Internet est un droit à lui seul, pour toutes et tous et nous avons comme francophones des intérêts détaillés ci-dessus. A cela, ajoutez l’impact des législations diverses qui rendent le Web protéiforme en fonction des pays du monde.

Va-ton vers plus de limitation des accès ? Il ne vous reste plus qu’à vous faire votre propre opinion.

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