Dans le vaste paysage du SEO, certaines approches passent sous les radars tout en jouant un rôle déterminant dans la performance d’un site. C’est le cas du relinking, une méthode qui consiste à renforcer vos backlinks déjà acquis en créant de nouveaux liens vers ces pages intermédiaires. Plutôt que de viser directement votre site, cette stratégie mise sur l’effet de levier, en augmentant l’impact et la visibilité de vos articles sponsorisés ou contenus invités. Une mécanique subtile mais redoutable, qui mérite une attention particulière.
La définition du relinking : Comment il fonctionne en référencement naturel SEO ?
Le relinking, parfois désigné sous les termes de « link boosting » ou de « maillage externe indirect », est une technique SEO qui consiste à créer des liens entrants vers des pages web intermédiaires contenant déjà un lien vers votre site principal, souvent appelé « money site ». Ces pages relais peuvent être des articles sponsorisés, des contenus publiés en tant qu’invité sur d’autres sites (guest posts), ou tout autre type de backlink obtenu dans le cadre d’une stratégie de netlinking classique. L’objectif n’est donc pas de viser directement votre site, mais de populariser un lien déjà existant en le soutenant par d’autres liens. En renforçant cette page intermédiaire, vous contribuez à améliorer sa visibilité, sa fréquence d’indexation par les robots des moteurs de recherche, et in fine, à transmettre plus efficacement sa valeur SEO à votre page cible. Le relinking agit alors comme un effet multiplicateur, en donnant plus de poids aux efforts de netlinking que vous avez déjà mis en place.

Cette stratégie peut être organisée en plusieurs niveaux, selon le degré de renforcement souhaité :
- Niveau 1 (T1) : Il s’agit de la page contenant un lien direct vers votre site ou votre page cible. Dans la majorité des cas, ce sera un article sponsorisé, un guest post ou un contenu publié via une plateforme de netlinking. Cette page est le point de relais entre le maillage externe et votre site, et elle doit donc être sélectionnée avec soin : bonne autorité du domaine, ancrage optimisé, cohérence thématique et potentiel d’indexation sont des critères clés ;
- Niveau 2 (T2) : Ce sont des contenus secondaires créés dans le but de renforcer la visibilité et l’autorité du T1. Il peut s’agir d’articles de blog sur des sites thématisés, mais aussi de publications plus simples comme des posts de forum ou des commentaires de blog. Attention toutefois : ces formats sont souvent en
nofollow, ce qui limite leur capacité à transmettre du jus SEO. Pour un T2 réellement efficace, privilégiez des liens dofollow, contextualisés, sur des pages indexées ou indexables rapidement ; - Niveau 3 (T3) et au-delà : Ce sont des liens qui pointent vers vos T2, dans une logique de propagation pyramidale. Même si l’effet direct sur votre site est atténué à ce niveau, ces backlinks contribuent à renforcer le T2, qui lui-même solidifie le T1, et donc le lien final. On parle ici de “buffer links” ou “support links”. Ces niveaux peuvent être alimentés avec des contenus à très faible coût (automatisés, spinnerisés, etc.), tant qu’ils sont correctement structurés, qu’ils évitent la suroptimisation et qu’ils sont indexés.
En créant ce type de maillage sur plusieurs niveaux, vous améliorez la capacité d’indexation des contenus stratégiques, tout en consolidant la transmission de popularité vers votre site. Ce système en cascade constitue un levier puissant pour prolonger la durée de vie et la performance de vos backlinks sans devoir en acquérir de nouveaux systématiquement.

Les bénéfices d’une stratégie de relinking bien pensée en SEO
Mettre en œuvre une stratégie de relinking structurée et maîtrisée permet de répondre à plusieurs enjeux techniques souvent rencontrés en référencement naturel, notamment dans la gestion des liens sponsorisés ou des backlinks premium (rappelons que le SEO sans backlinks est un non-sens). Contrairement aux apparences, renforcer un lien existant peut parfois s’avérer plus efficace que d’en créer de nouveaux, à condition de bien orchestrer les différents niveaux du maillage. Voici pourquoi cette méthode est précieuse pour toute stratégie SEO avancée.
1. Améliorer l’indexation de vos contenus T1
Les contenus de niveau T1, tels que les articles sponsorisés publiés sur des médias ou des blogs externes, ne sont pas toujours indexés automatiquement par Google. Cela peut être dû à un manque de popularité de la page, à une architecture de site mal optimisée, ou simplement à un crawl budget insuffisant alloué par les moteurs de recherche. En ajoutant des liens de niveau T2 pointant vers ces contenus, vous créez des signaux supplémentaires qui incitent les robots à revisiter ces pages. Ces liens secondaires servent d’accélérateurs d’indexation : ils multiplient les chemins d’accès vers l’article T1, favorisent la découverte de son URL, et augmentent ses chances d’apparaître dans l’index Google. Il s’agit d’un levier particulièrement utile lorsqu’on investit sur des spots premium coûteux, dont l’impact peut rester nul si la page n’est jamais indexée.
2. Booster la puissance de vos backlinks
Au-delà de l’indexation, le relinking permet de renforcer la valeur SEO transmise par un backlink. En créant des liens vers une page intermédiaire (T1) contenant déjà un lien vers votre site, vous alimentez cette page en autorité. Cette logique repose sur la transmission de PageRank (ou « jus SEO »), même si Google ne communique plus officiellement ce score depuis longtemps. Chaque lien de niveau T2 augmente la puissance perçue de la page T1. Et plus cette dernière est puissante, plus le lien qu’elle contient vers votre site devient performant. C’est ce qu’on appelle un effet de levier SEO. Cette approche permet donc de capitaliser sur vos investissements initiaux en backlinks en les rendant plus durables et plus efficaces.
3. Réduire les coûts en SEO off-site
Acquérir un lien de qualité, positionné sur un site à forte autorité avec une ancre optimisée, peut coûter plusieurs centaines d’euros. Pourtant, son efficacité peut chuter drastiquement s’il n’est pas soutenu par une stratégie de maillage. À l’inverse, un lien de relinking (T2) coûte généralement entre 3 € et 20 € selon la plateforme, et peut suffire à relancer ou amplifier la valeur d’un lien T1 existant. En d’autres termes, le relinking permet de maximiser le retour sur investissement de chaque lien premium. Il devient alors inutile d’acheter de nouveaux liens coûteux pour renforcer votre positionnement : vous pouvez réutiliser et améliorer ceux déjà en place. Cette logique est particulièrement pertinente lorsque vous devez gérer un budget SEO limité ou optimiser vos dépenses sur plusieurs mois.
4. Diversifier son profil de lien
Google attend d’un site qu’il dispose d’un profil de backlinks naturel, équilibré et diversifié. Un site qui ne reçoit que des liens optimisés depuis des spots très visibles peut sembler artificiel et risquer une pénalité algorithmique (notamment via Google Penguin). En ajoutant des liens de relinking depuis des sources variées (blogs thématisés, forums, commentaires, articles invités, etc.), vous élargissez l’écosystème de liens pointant vers votre site (indirectement) tout en conservant une cohérence thématique. Cette diversité contribue à rendre votre maillage plus organique aux yeux des moteurs. Elle offre aussi la possibilité d’ajouter des ancres naturelles, génériques ou neutres, ce qui dilue les ancres optimisées et renforce la crédibilité globale de votre profil de liens.
5. Tirer parti d’un réseau privé de blogs (PBN)
Pour mettre en œuvre une stratégie de relinking véritablement performante, il est fondamental de disposer de points de publication maîtrisés. C’est ici que les réseaux privés de blogs (ou PBN pour Private Blog Network) entrent en jeu. Un PBN bien construit permet à une agence SEO ou à un consultant d’avoir un contrôle total sur l’environnement de publication : choix de l’ancre, du texte, de la thématique, du maillage interne, du moment de publication, et surtout, garantie de pérennité du lien. Disposer de son propre réseau de blogs permet également d’assurer un taux d’indexation élevé pour les contenus de relinking, ce qui est un avantage déterminant dans un contexte où l’indexation est devenue plus sélective. Les sites du réseau peuvent être réutilisés pour des liens de niveau T2, T3 ou plus, offrant ainsi une flexibilité maximale dans la construction du maillage SEO. Toute agence de référencement sérieuse devrait aujourd’hui maintenir un PBN de qualité, ne serait-ce que pour ses propres besoins. C’est un atout stratégique majeur, tant pour la mise en œuvre rapide de campagnes de relinking que pour garantir à ses clients une visibilité durable dans les SERP. En parallèle, ces réseaux permettent de réduire la dépendance aux plateformes d’articles sponsorisés et d’abaisser les coûts à long terme.
Enfin, couplé à des outils de suivi de positionnement et de crawl (comme Screaming Frog, Ahrefs ou Google Search Console), le PBN devient un levier tactique permettant d’ajuster en temps réel la stratégie de relinking : Création de liens supplémentaires, remplacement de spots peu performants, test d’ancres alternatives, etc.

Comment mettre en place une stratégie de relinking efficace
Le relinking n’est pas une opération ponctuelle à activer une fois entre deux campagnes. C’est une véritable stratégie de fond, qui s’inscrit dans une vision long terme du SEO. Construire des liens vers vos backlinks existants demande méthode, patience, et surtout, un suivi régulier. Les résultats ne sont pas instantanés, mais lorsqu’ils sont bien orchestrés, ils créent une dynamique de visibilité durable, souvent plus pérenne qu’un simple lien direct. Contrairement à d’autres techniques plus visibles mais plus éphémères, le relinking agit en coulisse. Il solidifie vos fondations SEO, amplifie vos signaux d’autorité, et permet de maintenir la performance de vos liens dans le temps, en particulier lorsqu’ils commencent à perdre en fraîcheur ou en impact. Voici comment procéder de manière rigoureuse.
1. Identifier les bons contenus T1
La première étape consiste à faire le tri dans vos backlinks existants. Tous ne méritent pas un relinking : Il faut concentrer vos efforts sur ceux qui ont un réel potentiel de transmission de valeur. Priorisez les contenus suivants :
- Les articles sponsorisés ou invités déjà indexés, publiés sur des sites à forte autorité ou dotés de bons signaux SEO (Trust Flow, Citation Flow, DR, nombre de domaines référents…) ;
- Les backlinks positionnés sur des ancres exactes ou semi-exactes, alignées avec des mots-clés à fort enjeu stratégique pour votre business ;
- Les contenus hébergés sur des domaines thématiquement cohérents avec votre secteur d’activité, notamment les médias spécialisés.
Astuce : utilisez un outil comme Ahrefs ou Majestic pour isoler les backlinks les plus puissants (ou ceux qui génèrent du trafic) et commencez votre relinking à partir de ces points d’ancrage.
2. Créer ou commander les contenus T2 et T3
Une fois vos cibles T1 sélectionnées, vous devez produire les contenus de relinking (niveaux T2 ou plus). Ces contenus doivent être de qualité suffisante pour :
- Être indexés plus rapidement ;
- Être acceptés sur des plateformes fiables ;
- Transmettre du jus SEO de manière efficace
Vous avez plusieurs options : Rédiger les articles vous-même, les déléguer à un rédacteur SEO, ou passer par des plateformes spécialisées. Voici un comparatif des principales solutions disponibles :
| Plateforme | Prix | Nombre de mots | Indexation garantie | Choix du site |
|---|---|---|---|---|
| myback.link | À partir de 10 € | > 500 | Oui (“indexé ou republié”) | Oui |
| lemmilink.fr | À partir de 4 € | 1000 | Oui (“indexé ou remboursé”) | Non (choix par thématique uniquement) |
| AccessLink | 3 € à 20 € | 300 à 800+ | Oui (“indexé ou remboursé”) | Non (choix par thématique uniquement) |
| Linkuma | 7 € ou 10 € | > 600 | Oui (“indexé ou remplacé”) | Non |
| Bulldoz.net | 5 € HT | 500 à 1000 | Non garanti | Oui (choix du site et de la thématique) |
| Backlinkeo | À partir de 15 € | 800 à 1000 | Non (possible en option) | Oui (spots triés manuellement) |
| Linksgarden | Dès 20 € | > 500 | Oui (si choisi en option) | Oui (choix précis du site, metrics visibles) |
Vous pouvez également envisager des plateformes d’articles sponsorisés plus classiques comme Ereferer ou RocketLinks. Bien que plus chères, elles permettent de cibler des spots SEO plus puissants. Cela peut être pertinent pour relinker un article T1 de très grande valeur (coût de publication élevé, positionnement stratégique).
3. Quid du ninjalinking ?
Le terme “ninjalinking” est un joli mot à la mode, mais soyons clairs : c’est surtout une étiquette marketing posée sur une pratique vieille comme le SEO. Avant même que les plateformes d’articles sponsorisés existent, les référenceurs passaient déjà leurs journées à semer des liens dans des forums, commentaires de blogs, profils publics ou encore des pages de curation. Ce qu’on appelle aujourd’hui ninjalinking n’a rien de mystérieux ni de « ninja » : C’est du link building manuel, classique, ancestral même si l’on songe à Xrummer. Bien fait, c’est une vieille technique Black Hat. Cette méthode repose sur l’ajout de liens dans des contenus accessibles publiquement, souvent sur des plateformes ouvertes à l’inscription. C’est un excellent moyen de créer des backlinks de niveau T3 (voire T2 pour les plus qualitatifs), à faible coût, tout en renforçant la structure de votre maillage externe. Mais pour être réellement utile, elle doit être appliquée avec rigueur et discernement. Le principal piège ? Le fameux attribut nofollow. Lorsqu’un lien est tagué avec rel="nofollow", cela indique aux robots des moteurs de recherche qu’ils ne doivent ni suivre le lien, ni transférer de popularité SEO. Concrètement, ce lien ne sert à rien dans une stratégie de relinking. Pas de jus, pas d’indexation indirecte, pas de bénéfice. Un lien en nofollow, c’est comme poser une pancarte dans une ruelle sans sortie : elle existe, mais personne ne la voit.
Or, une énorme partie des spots utilisés dans ce type de linking (commentaires de blogs, forums grand public, plateformes de curation) sont en nofollow par défaut. C’est pourquoi il est impératif de vérifier systématiquement le code HTML de la page où vous placez vos liens. Un simple clic droit + “Afficher le code source” suffit pour savoir si le lien est en dofollow ou non. Cette vérification vous évite de perdre votre temps (et souvent votre argent). Gardez aussi en tête qu’un lien dofollow sur un petit site thématisé aura toujours plus de valeur SEO qu’un nofollow sur un site au trafic massif mais hors sujet. Ne vous laissez pas berner par les métriques de surface (trafic, design, popularité) : seul le lien qui transmet un signal compte.
| Type de spot | Avantage | Inconvénient |
|---|---|---|
| Commentaires de blog | Parfaits pour des ancres naturelles | Souvent en nofollow, pas d’impact réel or éventuel trafic humain |
| Forums | Liens dofollow possibles selon les sections | Modération stricte, temps de validation long |
| Profils utilisateurs | Création rapide, automatisable | Peu de poids SEO si non thématisé |
| Sites Q/R ou bookmarking | Effet viral possible, trafic potentiel | Liens généralement nofollow, difficilement indexables |
Vous pouvez externaliser ce travail auprès de prestataires sur des plateformes comme Fiverr ou ComeUp, mais soyez lucide : la majorité livrent des liens nofollow sans vous en informer. Et comme ils le font à la chaîne, sans vérification, ces prestations sont trop souvent purement décoratives. Avant de leur confier des liens vers vos pages T1 ou T2, testez-les sur des URLs secondaires, analysez les backlinks livrés, et vérifiez leur indexation réelle.
4. Intégrer le relinking dans une stratégie SEO continue
Le relinking ne doit pas être un « one shot ». Pour qu’il porte ses fruits, il doit être pensé comme un processus itératif. Les pages évoluent, les liens tombent, les positions fluctuent. Un contenu T1 performant aujourd’hui peut perdre de sa visibilité demain. Il est donc essentiel de monitorer vos backlinks, de suivre leur indexation, leur positionnement et de les renforcer régulièrement si besoin. Une bonne pratique consiste à établir un calendrier de relinking mensuel ou trimestriel, en ciblant chaque fois :
- les nouveaux backlinks à soutenir
- les anciens backlinks dont l’impact SEO diminue
- les contenus à relancer après une perte de position
Enfin, documentez vos actions, mesurez les effets, et ajustez votre stratégie en fonction des résultats. Le relinking est un levier de précision : Bien utilisé, il peut transformer un backlink banal en catalyseur de trafic organique.

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