Qu’est-ce qu’un lien externe en SEO ? Définition & usage en référencement

Par Xavier Deloffre

Le web fonctionne comme un réseau vivant, où chaque site est connecté aux autres par des liens qui tissent des relations visibles et invisibles. Parmi ces connexions, certains liens jouent un rôle particulier en SEO : ce sont les liens externes (que l’on oppose souvent aux liens internes), c’est-à-dire les liens qui pointent vers un autre domaine que celui sur lequel ils sont placés. Ils ne doivent pas être confondus avec les backlinks, qui désignent les liens entrants reçus depuis d’autres sites. Bien utilisés, les liens externes participent à la structuration du web, à la diffusion du PageRank, et peuvent influencer indirectement le référencement naturel. Quel est leur rôle exact ? Comment les manipuler sans nuire au SEO ? Et dans quels cas sont-ils vraiment utiles ? Plongez dans l’univers du netlinking pour mieux comprendre l’impact des liens externes dans une stratégie de visibilité en ligne.

La définition et le fonctionnement d’un lien externe en SEO

Un lien externe est un hyperlien placé sur l’une de vos pages, qui pointe vers un autre site web, donc vers un domaine différent du vôtre. Il s’oppose au lien interne, qui relie deux pages du même site. Lorsqu’un site insère un lien vers une ressource externe, il transfère (intentionnellement ou non) une partie de l’autorité de sa page à la page cible. Ce lien agit comme un “vote” ou une forme de validation de la ressource citée. Ce transfert d’autorité, connu sous le nom de link juice (ou jus SEO), est un élément clé du fonctionnement de l’algorithme de Google, notamment dans le cadre du système de PageRank. Lorsqu’un site crédible lie une ressource externe, il contribue à renforcer sa visibilité. À l’inverse, en émettant un lien externe, votre page s’appauvrit d’une petite part de son poids SEO. Il existe deux grandes catégories de liens externes :

  • Les liens “dofollow” : Par défaut, tous les liens HTML sont considérés comme dofollow, sauf indication contraire. Cela signifie qu’ils transmettent une portion de l’autorité (aussi appelée link juice ou PageRank) de la page source vers la page cible. Ce transfert est interprété par les moteurs de recherche comme un signal de confiance, et il participe directement à la construction de la popularité d’une page liée. Plus un site reçoit de liens dofollow provenant de pages fiables, plus il est susceptible de se positionner favorablement dans les résultats de recherche. Ce type de lien doit donc être utilisé avec précaution en sortie, et recherché activement en entrée dans toute stratégie de netlinking ;
  • Les liens “nofollow” : Ces liens intègrent un attribut spécifique (rel="nofollow") qui indique aux robots des moteurs de recherche de ne pas suivre le lien et de ne pas en transférer l’autorité. En apparence, ils ne font donc pas circuler de jus SEO. Cependant, contrairement à une idée reçue, ils sont tout de même pris en compte dans le calcul de la répartition du PageRank de la page d’origine. Autrement dit, même s’ils ne profitent pas à la page cible, ils consomment malgré tout une fraction de la valeur de la page source. Utiliser des liens nofollow ne permet donc pas de “protéger” le PageRank : cela le disperse sans aucun bénéfice SEO réel. Ils ne devraient être employés que dans des cas spécifiques : liens d’affiliation, contenus sponsorisés, zones UGC (commentaires, forums), ou citations obligatoires dans un cadre légal.

En pratique, la distinction entre dofollow et nofollow a des implications concrètes. Imaginons une page avec une valeur SEO de 10. Si elle contient 10 liens dofollow, chacun recevra environ 10 % du jus SEO. Mais si certains liens sont nofollow, la division reste la même : le jus est toujours réparti entre les 10 liens, même si certains ne transmettent rien. Résultat : les liens dofollow reçoivent moins, et la page perd mécaniquement de sa capacité à redistribuer de manière efficace. Un lien nofollow ne protège donc pas votre jus SEO. Il consomme une portion de votre capital d’autorité sans en faire profiter la page ciblée. Plus vous multipliez les nofollow, plus vous fragmentez votre PageRank pour rien. C’est une mauvaise pratique, sauf cas particuliers. Dans quels cas utiliser un lien nofollow ? Uniquement lorsqu’il y a une obligation éditoriale ou légale : Liens d’affiliation, partenariats sponsorisés négociés comme ça, mentions imposées par Google si vous avez peur (notamment via les attributs rel="sponsored" ou rel="ugc"). En dehors de ces cas, mieux vaut ne pas créer de lien du tout plutôt que d’en créer un en nofollow. Et si vous choisissez d’en faire un, autant qu’il soit dofollow et qu’il serve un objectif SEO clair.

Par ailleurs, tout lien externe, qu’il soit dofollow ou nofollow, dilue une partie du PageRank de la page qui le contient. Vous transmettez de la valeur à un autre site, ce qui peut être un problème si cela est fait sans stratégie. C’est pourquoi l’emplacement et le contexte du lien comptent beaucoup. Voici quelques bonnes pratiques pour éviter d’affaiblir vos pages :

  • Évitez de placer un lien externe dès le début du contenu : introduire un lien externe dans les premières lignes d’un article ou d’une page de contenu revient à offrir une porte de sortie immédiate à l’utilisateur. Non seulement cela augmente le taux de rebond, mais cela envoie aussi un signal aux moteurs de recherche selon lequel la destination du lien est potentiellement plus pertinente que votre propre page. En SEO, c’est un double désavantage : perte d’engagement utilisateur et transmission précoce de PageRank, ce qui affaiblit la capacité de la page à se positionner sur ses propres requêtes cibles.
  • Ne placez jamais de lien externe dans le header, le footer ou les zones globales du site : ces blocs d’interface, présents sur toutes les pages du site, sont systématiquement explorés par les robots d’indexation. Un lien externe dans ces zones devient alors un lien répété des dizaines, voire des centaines de fois, sur l’ensemble du site. Cela provoque une dilution massive du PageRank global et peut même être interprété comme une tentative de manipulation s’il s’agit d’un lien acheté ou non justifié. Pour Google, ces liens omniprésents sont rarement considérés comme naturels ou pertinents, ce qui les rend inefficaces, voire contre-productifs.
  • Évitez les liens externes dans les pages à fort potentiel de conversion : les landing pages, fiches produit, formulaires d’inscription ou pages de contact ont un objectif clair : pousser l’utilisateur à passer à l’action. Insérer un lien vers un autre site à cet endroit, c’est créer une distraction inutile et offrir une échappatoire qui nuit directement à votre taux de conversion. Mais ce n’est pas tout : en SEO, ces pages ont besoin de conserver leur poids maximal pour rester compétitives dans les SERP. Chaque lien externe, même pertinent, diminue la capacité de ces pages à conserver leur autorité et donc à performer dans les résultats de recherche.

Ainsi, le lien externe est à manipuler avec précaution. Ce n’est pas une erreur d’en faire un, mais ce doit être un choix réfléchi. Il est pertinent uniquement dans certains contextes :

  • Pour citer une source fiable ou scientifique ;
  • Dans le cadre d’un partenariat, d’un échange ou d’un lien vendu (campagne de netlinking) ;
  • Pour apporter une vraie valeur ajoutée au lecteur, en conservant un équilibre SEO.

Hors de ces cas précis, il vaut mieux ne pas insérer de lien externe du tout. Ce n’est pas une obligation SEO, et son absence ne pénalisera pas votre référencement. Au contraire, vous conserverez l’intégralité du jus SEO sur vos propres pages, ce qui renforce leur capacité à se positionner dans les moteurs de recherche.

fonctionnement lien externe seo

Pourquoi les liens externes sont-ils problématiques quand vous les faites sur votre site Web ? Principes & cas particuliers

Les liens externes, bien que souvent secondaires dans les recommandations SEO, jouent un rôle non négligeable lorsqu’ils sont bien maîtrisés. Contrairement aux backlinks (liens reçus), ici, il s’agit des liens que vous placez depuis vos propres pages vers d’autres sites. Et s’ils ne sont pas utilisés avec discernement, ils peuvent pénaliser la performance SEO globale de vos contenus. Concrètement, un lien externe agit comme un canal de transmission d’autorité vers un autre domaine. Cela signifie que chaque fois que vous insérez un lien externe dofollow sur une de vos pages, vous transférez une part du link juice de votre page à un autre site. Cela peut être stratégique lorsqu’il s’agit d’un partenaire, d’une citation de source, ou d’un lien vendu dans le cadre d’une campagne de netlinking. En dehors de ces cas, insérer un lien externe dofollow doit rester l’exception.

À l’inverse, intégrer un lien externe nofollow pour “conserver” la valeur de la page peut sembler tentant, mais cela se révèle souvent contre-productif. Google continue de comptabiliser ces liens dans la division du PageRank, sans pour autant en transmettre une part. Autrement dit, si une page dispose d’un score SEO théorique de 10, et qu’elle contient 10 liens (dont 2 en nofollow), la valeur transmise sera tout de même divisée par 10, et non par 8. Résultat : Vous perdez inutilement du potentiel SEO sans aucun gain d’autorité sur la page de destination. Il est donc recommandé de :

  • Limiter le nombre de liens externes dans un contenu éditorial, sauf si leur présence est nécessaire ;
  • Éviter les liens externes dans les zones répétitives du site (header, footer, sidebar), car ils propagent la dilution de PageRank à grande échelle (surtout, évitez !) ;
  • Ne pas placer de lien externe sur les pages destinées à convertir (landing pages, pages de vente, etc.), au risque d’en diminuer la puissance SEO.

Ainsi, un lien externe peut, dans certains contextes bien définis, renforcer la crédibilité d’un contenu (par exemple en citant une source d’autorité). Mais dans la majorité des cas, il vaut mieux éviter d’en placer, sauf nécessité claire ou volonté stratégique. Si vous n’en mettez pas, ce n’est pas un problème : vous conservez ainsi toute la valeur SEO de votre page pour vos propres liens internes.

Pourquoi les liens externes sont-ils si importants pour le référencement ?

Les liens externes, bien que souvent secondaires dans les recommandations SEO, jouent un rôle non négligeable lorsqu’ils sont bien maîtrisés. Contrairement aux backlinks (liens reçus), ici, il s’agit des liens que vous placez depuis vos propres pages vers d’autres sites. Et s’ils ne sont pas utilisés avec discernement, ils peuvent pénaliser la performance SEO globale de vos contenus. Concrètement, un lien externe agit comme un canal de transmission d’autorité vers un autre domaine. Cela signifie que chaque fois que vous insérez un lien externe dofollow sur une de vos pages, vous transférez une part du link juice de votre page à un autre site. Cela peut être stratégique lorsqu’il s’agit d’un partenaire, d’une citation de source, ou d’un lien vendu dans le cadre d’une campagne de netlinking. En dehors de ces cas, insérer un lien externe dofollow doit rester l’exception.

À l’inverse, intégrer un lien externe nofollow pour “conserver” la valeur de la page peut sembler tentant, mais cela se révèle souvent contre-productif. Google continue de comptabiliser ces liens dans la division du PageRank, sans pour autant en transmettre une part. Autrement dit, si une page dispose d’un score SEO théorique de 10, et qu’elle contient 10 liens (dont 2 en nofollow), la valeur transmise sera tout de même divisée par 10, et non par 8. Résultat : Vous perdez inutilement du potentiel SEO sans aucun gain d’autorité sur la page de destination. Il est donc recommandé de :

    Limiter le nombre de liens externes dans un contenu éditorial, sauf si leur présence est nécessaire ;
    Éviter les liens externes dans les zones répétitives du site (header, footer, sidebar), car ils propagent la dilution de PageRank à grande échelle (surtout, évitez !) ;
    Ne pas placer de lien externe sur les pages destinées à convertir (landing pages, pages de vente, etc.), au risque d’en diminuer la puissance SEO.

Ainsi, un lien externe peut, dans certains contextes bien définis, renforcer la crédibilité d’un contenu (par exemple en citant une source d’autorité). Mais dans la majorité des cas, il vaut mieux éviter d’en placer, sauf nécessité claire ou volonté stratégique. Si vous n’en mettez pas, ce n’est pas un problème : vous conservez ainsi toute la valeur SEO de votre page pour vos propres liens internes.

Comment obtenir des liens externes (cette fois-ci des backlinks donc) de qualité ?

Cette fois, il s’agit bien des liens entrants (les backlinks) qui pointent vers votre site depuis des domaines externes. Ceux-ci, contrairement aux liens que vous émettez, sont un signal fort pour les moteurs de recherche. Ils témoignent de la pertinence, de l’autorité et de la valeur de votre contenu. Plus vous en recevez depuis des sources de qualité, plus vous améliorez votre visibilité dans les SERP. Obtenir des backlinks fait partie d’une stratégie appelée netlinking, qui repose sur la qualité du contenu, la notoriété et les relations dans votre écosystème web. Voici quelques leviers pour en obtenir :

  • Créer un contenu remarquable : Produire des contenus solides (guides détaillés, études de cas, infographies, outils en ligne, comparateurs, etc.) constitue la base d’une stratégie de visibilité durable. Même si cela ne garantit pas à lui seul l’obtention de liens, un contenu à forte valeur perçue sert de support à toutes les actions de netlinking. Il renforce la crédibilité du site et justifie, aux yeux des partenaires ou éditeurs, l’intégration d’un lien sans effort de persuasion excessif. Plus votre contenu est pertinent, plus il est facile de le faire relayer ;
  • Proposer des articles invités : Contribuer sur des blogs, magazines ou sites de votre secteur vous offre la possibilité d’insérer un lien vers votre site dans un contexte éditorial pertinent. Cette méthode permet de choisir la page ciblée, l’ancre du lien et même le cadre sémantique autour. C’est l’un des leviers les plus maîtrisables pour acquérir des liens de qualité. Elle offre aussi une vraie visibilité de marque si vous visez des sites à forte audience ou à haute autorité ;
  • Mettre en place des partenariats (rémunérés ou non) : Que ce soit via un échange d’articles, de visibilité ou par le biais d’un lien acheté, cette pratique est au cœur des stratégies SEO modernes, même si Google continue officiellement de la condamner. La clé, c’est la qualité de la source : un lien placé dans un contenu éditorial cohérent, sur un site légitime et dans votre thématique, aura un impact positif. Il est indispensable de soigner la diversité des domaines référents, de varier les ancres et d’éviter les footprints évidents ;
  • Repérer les mentions sans lien : Il est fréquent que votre marque, vos produits ou vos contenus soient cités sans lien hypertexte. Grâce à des outils comme Google Alerts, Mention ou BrandMentions, vous pouvez repérer ces occurrences et contacter les éditeurs concernés pour leur proposer d’ajouter un lien. Cette approche a un excellent taux de transformation, car l’effort demandé à l’interlocuteur est minime. C’est une manière rapide de récupérer des liens naturels, sans négociation commerciale ;
  • Analyser les backlinks de vos concurrents : À l’aide d’outils SEO comme Ahrefs, Semrush, Majestic ou SEObserver, il est possible d’identifier les sources de liens qui boostent les positions de vos concurrents directs. En étudiant les types de contenus liés, les ancres utilisées et les thématiques des sites, vous pouvez répliquer ou adapter les stratégies gagnantes à votre propre profil de liens. C’est une source d’inspiration concrète et souvent sous-exploitée, qui permet d’éviter de partir de zéro.

Faut-il acheter des liens ? Ne nous mentons pas, c’est une pratique ultra ultra courante. Google ne l’aime pas, mais dans les faits, la majorité des sites bien positionnés dans des secteurs concurrentiels le font. Ce n’est pas le fait d’acheter un lien qui pose problème, c’est de le faire n’importe comment. Évitez les plateformes de basse qualité, les sites hors thématique ou sur-optimisés, et diversifiez vos sources. Un lien acheté bien intégré dans un contenu pertinent a autant d’impact (voire plus) qu’un lien « naturel » attendu pendant des mois. Les vraies erreurs à éviter sont ailleurs : sur-optimisation des ancres, achat massif sur des spots grillés, profils de liens artificiels sans aucune logique éditoriale. Le netlinking est une stratégie, pas une loterie. Un lien efficace, c’est un lien qui semble naturel et apporte une vraie valeur à la page qui le reçoit.

Vous l’avez compris, s’il est recommandé de limiter les liens externes sortants depuis vos propres pages, il est en revanche indispensable d’obtenir des liens entrants de qualité pour renforcer votre visibilité (voir notre définition du backlink). Cette double approche vous permet de garder le contrôle sur la circulation du PageRank tout en développant l’autorité globale de votre site.

Xavier Deloffre

Xavier Deloffre

Fondateur de Facem Web, agence implantée à Arras et à Lille (Hauts-de-France), je suis spécialiste du Web Marketing, formateur expérimenté, et blogueur reconnu dans le domaine du Growth Hacking. Passionné par le référencement naturel (SEO) que j'ai découvert en 2009, j'imagine et développe des outils web innovants afin d'optimiser la visibilité de mes clients dans les SERPs. Mon objectif principal : renforcer leur notoriété en ligne par des stratégies digitales efficaces et créatives.

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