Link building SEO → définition, technique ... black Hat ? | Facem Web

Link building SEO : C’est quoi, la technique est-elle black hat ?

Au travers de notre blog, vous pourrez observer l’ensemble des problématiques liées au netlinking, que ce soit en interne ou pour les liens entrants autrement appelés backlinks. Nous avions évoqué récemment les différentes manières d’appâter du lien avec le link baiting dans la mesure où l’on sait que les moteurs, Google en tête, apprécient particulièrement ceux-ci pour positionner les pages des sites Internet. Le lien, c’est le vrai hack de Google et chaque référenceur apprécie particulièrement le fait d’avoir un site bien trusté pour pouvoir ensuite positionner ce dernier sur les mots clés ciblés (les fameuses requêtes d’internautes). Plus d’explications sur le link building comme technique de référencement parfois exagérément décriée comme du SEO Black Hat.

Qu’est-ce que le link building ?

Le link building ou « construction de liens » ou parfois appelé « tissage de liens » est une technique de référencement qui vise à augmenter le nombre de liens hypertextes entrants ou backlinks sur un site Internet. Les techniques employées sont assez nombreuses selon les usages mais l’objectif affiché est d’améliorer le référencement du site Web.

A ce stade de notre définition, nous pouvons évoquer le Page Rank de Google qui est l’algorithme « révolutionnaire » basé sur la popularité des sites Internet. Dans une vieille vidéo, Mat Cutts nous évoquait encore l’impact de ceux-ci dans le classement du moteur de recherche Google :

Évidemment, l’autorité d’un domaine est ici importante. Si vous recevez un lien d’un blog naissant ou si vous bénéficiez du jus d’un gros site éditorial, d’un monstre du Web, ce n’est pas la même chose. Cela dit, ce n’est pas suffisant et nous avions déjà évoqué la nature des backlinks, et notamment comme analyser un lien sous différents angles :

  1. L’ancienneté du domaine,
  2. La thématique du site en question,
  3. L’ancre de lien comme dans la vidéo ci-dessus (Si vos ancres utilisent les termes du keywords recherché, c’est plus impactant mais aussi plus dangereux),
  4. Le fait que le lien soit placé haut ou non dans l’arborescence du site Web,
  5. S’il a un potentiel de trafic humain,
  6. Si il est bien en dofollow et non en nofollow (inutile à souhait y compris dans je ne sais quelle proportion ou pourcentage ; c’est vraiment INUTILE le nofollow).

Est-ce que Google apprécie le link building ? Est-ce du black hat ?

Si algorithmiquement Google ne regarde pas forcément à la manière dont on été créés les liens (sauf assurément pour les ancres), les quality raters si ! Et potentiellement vos concurrents aussi ! En réalité, la création de liens de manière « factice » est simplement proscrite des guidelines de Google. Tout juste peut-on voir quelques éléments relatifs à une certaine tolérance. Je m’explique : Il est possible d’engager des partenariats avec d’autres sites Internet, partenariats fondés sur des services réalisés en commun ou en sous-traitance par exemple. Ne me dites pas que vous n’y avez jamais pensé…

De fait, il existe une forme de légitimité personnelle à réaliser des liens vers d’autres sites Internet ou blog qui proposent d’autres contenus, transférant de facto une part de popularité Web supplémentaire. Mais gardons-nous bien de considérer cette interprétation comme vérité pure, l’appréciation de la légitimité d’un backlink est variable et changeante selon l’humeur et les époques (paraît-il) à Mountain View.

Quant à qualifier le link building comme une technique de référencement black hat, pardonnez ma prompte réponse : C’est de la blague. En réalité, cela ne le devient réellement que lorsque les techniques employées sont particulièrement automatisées et agressives comme dans la création de Private Blog Network (PBN); de linkwheel ou d’autres auto-blogs et spamco en masse. On ne saurait qualifier le link building comme un ensemble de techniques purement black hat, ce qui n’en fait pas pour autant quelque chose de White (Rappelons ici que ce qui est white est très limitant sur le off-page ; En fait c’est très limitant toujours).

Quelques techniques de linkbuilding

Volontairement, je vous invite vers des sentiers accessibles et au risque graduellement croissant, « presque légitime » si je puis dire. Parmi les actions envisagées par le plus grand nombre des référenceurs, je commencerai par quelque chose de très safe si c’est employé de manière logique, sans prise de risque algorithmique flagrante :

Vous avez un partenaire et vous proposez de faire un échange de lien avec lui. Dans ce cas, si c’est possible, user d’un croisement des liens de type ABCD semble salutaire. Que doit-on entendre par là ? Tout simplement que vous avez intérêt à demander un lien sur une page en particulier puis proposer de faire un lien d’une troisième page vers une quatrième de cette manière :

technique link building abcd

Technique de link building ABCD

Dans ce type de « maillage »  issu d’une simple démarche de link building, évitez de répéter les liens de domaine à domaine, faites attention aux ancres de liens trop optimisées évidemment et pensez à ce ci : « Puis-je faire marche arrière si c’est problématique ? ». Évitez les liens décontextualisés dans un footer, une sidebar, un menu… surtout ! Et soyez réellement un partenaire en créant une page dans votre site Web dédiée à celui-ci avec un lien dofollow (vu que vous estimez que c’est légitime).

Mais évidemment, il faut avoir des partenaires… Et c’est moins intéressant si l’on n’a qu’un site. Vous n’avez qu’un seul site ou pas du tout ? contactez-nous 🙂 . Les autres techniques plus ou moins softs sont :

  1. Créer des articles sur des sites de communiqués de Presse… hum bien old school quand même d’autant que ces sites se sont progressivement « cassé la figure » dans les résultats de recherche et que même Google News n’en veut plus. Donc, à envisager sur des cas très spécifiques comme la noyade de la SERP. La noyade est à employer lorsque vous avez de gros soucis de notoriété, c’est une technique de nettoyage d’E-reputation qui peut encore marcher ; De toute manière, dans ces cas précis, généralement tout est à peu près bon pour sauver le navire !
  2. La création de fiches dans les annuaires, si possible ceux disposant d’un minimum de trafic. Oui, l’annuaire peut revêtir un intérêt pas forcément légitime pour améliorer le référencement. Évidemment, la qualité de ces derniers n’est pas forcément toujours au rendez-vous et c’est pourquoi il convient de les analyser en amont avec des outils comme Majestic SEO, Yooda Insight ou SEMRush pour ne citer que ces derniers. Mais bon, vous lancez votre site ? Vous constaterez que ce dernier est vraiment dans les choux parfois même simplement pour se placer sur son nom. L’annuaire sans ancre optimisée semble convenable pour un lancement.
  3. Contacter les blogueurs et leur offrir un objet, un goodie ? en échange d’un article sponsorisé. Au fond, la démarche paraît assez propre bien qu’interdite par Google. En revanche, c’est du temps à consacrer pour trouver les bons blogs, analyser les metrics et contacter le webaster. Ce dernier point nécessite patience, relance et surtout une dose d’esprit commercial et market. Vous pouvez aussi vous rendre sur certains groupes Facebook (ou sur Reddit aussi) pour contacter des professionnels avec des blogs de plus ou moins grande qualité. Dans ce cas, vérifiez bien que ce ne sont pas des fermes à lien.
  4. Alors, ce n’est pas à mon sens Black Hat (le SEO black hat n’aime pas payer des liens, les vendre… pourquoi pas), mais c’est complètement interdit par Google : Acheter des liens. C’est possible et ce n’est pas forcément repérable si c’est réalisé « proprement ». Enfin, « pas repérable » sauf si vous avez l’habitude d’en voir passer… Vous croyez quoi ? Si moi je le vois, qu’en est-il du type en Irlande qui chasse ça à longueur de journée ? Attention aussi, des plateformes vous proposent des liens à tous les prix mais il est possible parfois que ces dernières se fassent repérer par les Quality Raters, rendant très dangereux l’ajout de votre site Internet. Plusieurs réseaux de blogs sont tombés par le passé du fait même de leur monétisation sur ces plateformes et d’autres tomberont probablement à l’avenir. Vous êtes très pressé, certains référenceurs proposent plus dur, plus vite, plus « down » aussi parfois :
  5. Les PBN ou Private Blog Network, le plus souvent générés sur des domaines expirés (voir notre article sur les domaines expirés). Très tendance, c’est un vrai business qui s’est développé et qui « mange » tout les expirés de la terre, y compris des sites anciennement bien spammy. Attention donc, outre les risques de voir votre réseau de sites tomber, vous pouvez le fonder sur une bombe à retardement… vous en voulez vraiment ? Demandez de l’expertise et si surtout c’est vraiment approprié. Dans beaucoup de cas, le safe, la manière de penser différemment le référencement, une stratégie fine suffisent et rendent inutile ce genre d’usage.

Très vite très haut, très vite en bas voire plus du tout là !

Vous pouvez aussi tenter de spammer tous les blogs de la terre en usant de tools plus ou moins fiables mais vous savez maintenant que le nofollow reste peu souhaitable dans des stratégies pérennes.

[Total : 1    Moyenne : 5/5]

A propos de l'auteur(e)

Une réponse
  1. Jonathan 19 avril 2019

Laissez un commentaire